Devant l’impuissance – Confession du péché et de la foi (prière ; avec des jeunes)

Je reconnais,

ici devant toi, Seigneur, notre Dieu,

devant mes collègues, les jeunes (et leurs familles),

je le reconnais devant les miens,

il y a des réalités dans ma vie qui me paralysent ;

il y a des moments où je ne sais plus agir et réagir,

où je panique et je ne sais plus quoi faire.

Parfois, je me sens impuissant,

devant certaines situations je le suis aussi,

démuni, je perds mes repères et mes moyens …

Quand les autres se moquent de moi,

quand je ne sais pas répondre aux exigences et aux attentes qu’on m’adresse,

quand la situation nous dépasse tous,

quand je vois du mal, mais, par peur ou paresse n’ose pas le dénoncer et le combattre,

quand je subis moi-même des injustices,

quand je n’ai plus la force pour tenir bon,

tout simplement quand je n’y arrive plus …

Alors, c’est là où j’ai besoin des autres, …

de ma famille,

de mes amis,

de toute personne qui est là, en ce moment …

Oui, Seigneur, j’ai besoin de toi,

. nous …. avons besoin de toi,

devant tout ce qui dans notre vie

et dans ce monde nous semble insurmontable …

Nous admettons devant toi et devant nos amis

que nous avons besoin les uns des autres

et que, tous et toutes, nous avons besoin de toi,

de l’amour qui vient de toi,

de ta force,

ta patience,

ta bienveillance,

de tout ce que nous voulons traduire en bienveillance et soucis

portés les uns à l’égard des autres,

tel que Jésus l’a fait.

Nous voulons dire à nos amis,

à nos frères et nos sœurs, à nos parents,

aux personnes qui nous entourent :

Oui, nous avons besoin de vous

et nous voulons aussi tout faire, pour que vous puissiez compter sur nous.

Nous voulons donner tout ce que nous pouvons donner.

Nous voulons nous porter les uns les autres,

être disciple de ce Jésus qui a donné sa vie pour autrui.

Et nous y arrivons aussi,

si toi, Seigneur, notre Dieu,

Père …

nous accordes

ton pardon, quand nous faisons du mal,

ta force, quand nous échouons,

ton courage, quand nous désespérons,

ta paix, quand nous paniquons.

Aides-nous !

Amen

EERV R3 ou ne pas R3, est-ce pertinent ?

R3 ou ne pas R3, c’est la question ; et actuellement un débat au sein de l’Église évangélique réformée du canton de Vaud (EERV). Moi-même, d’une manière générale et par rapport aux enjeux posés, trois Références me guident, et c’est à leur lumière que je lis la bible, l’Église, qu’elle se veuille R3 ou ne pas R3, toute vie humaine, autant la foi que l’action, les miennes et celles des autres, celles de mes proches et celles des autres :

1.Personne n’a jamais vu Dieu, positivement. Dieu est autre, autre que l’autre, autre que l’homme, autre que la femme, tout-autre. Religion, R3 ou ne pas R3, n’est que grammaire, à ne pas confondre avec la Parole. Devant Dieu, la question R3 ou ne pas R3 n’est pas pertinente. Théologie est négative, sinon ce n’est pas de la théologie.

2. Dieu Fils unique, qui est dans l’intimité du Père, est celui qui l’a fait connaître, qui l’a dévoilé, en qui le Père, en sa positivité, se voile. Ce n’est que la croix qui, en sa négativité, nous fait voir Dieu, autant dans son humanité que dans sa divinité. Le reste est de l’ordre de la foi ; le tombeau est vide, rien à voir, sauf suaire et bandelettes. Heureux celui qui croit sans avoir vu. Si vous voulez voir Dieu, regardez, tournez-vous vers la croix, donc son ultime humanité ; voir Dieu est insupportable ; aucun culte, aussi enthousiaste qu’il veuille être, le fait voir. Dieu, dans sa gloire, nous échappe.

3. Tu aimeras l’autre, celui qui t’échappe et que tu ne comprends pas, celui qui est tellement différent que tout discours sur l’identité, l’altérité et la différence est vaine et caduque, tu l’aimerais de tout ton être, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. Et celui, et celle, qui est comme toi, que tu crois comprendre, qui n’est pas tellement différent de toi, qui t’est proche, donc ton prochain, il suffit que tu l’aimes comme toi-même. T’aimes-tu, toi ?

Armin Kressmann 2016

L’Église et la communauté des humains – Une confession de la foi

Comme communauté seulement l’Église a sa raison d’être.

Je suis un communautarien radical.

Et c’est l’universalisme de mon communautarisme qui fait de moi un libéral,

comme, – toute proportion gardée en ce qui me concerne à son égard, qui suis-je, devant lui ? -, l’évangéliste Matthieu :

faire des humains membres de la communauté des humains.

Et si ce n’est que, devant l’échec qui est le mien, dans ma foi … en Jésus Christ …