Luc 18,1-8

Luc 18,1-8 ; le texte (TOB)

Commentaire sur Luc 18,1-8 ; La condition humaine et l’éthique ou la déontologie chrétiennes (ou divines) ; notes exégétiques et homilétiques

Les élus, donc les préférés de Dieu, sont ici comparés à une veuve. Cela signifie que la communauté chrétienne vit son élection sous le signe de la croix, dans l’absence de Dieu et le dénouement social.

En cela, la veuve ressemble au voyageur fatigué et affamé de la parabole, sœur jumelle, de Luc 11,5-8. L’une et l’autre, si démunis soient-ils, ne sont pas abandonnés à leur sort. Une voix, celle de Jésus, … leur annonce la rétribution promise et le pain offert.» (F. Bovon, p. 175)

Le texte dans son contexte : Luc 9-19, l’éthique chrétienne

L’ensemble de cette partie de l’évangile selon Luc est encadré par deux annonces de la Passion (9,43-45 et 18,31-34). En son centre, Jésus est aussi mis devant la question de la mort : « Va-t-en, pars d’ici, car Hérode veut te faire mourir. » (13,31).

La mort, voilà donc la question existentielle fondamentale.

Quelle est la réponse ?

Poursuivre « résolument sa route » (9,51).

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Vivre selon trois principes :

  1. Le fondement qu’est l’amour de l’autre, du tout-autre, d’autrui et de l’autre qu’on est soi-même (double commandement de l’amour ; 10,27) ; c’est finalement l’amour de la vie.
  2. La prière : « Père, dans l’épreuve de la vie, fais-toi reconnaître comme Dieu … »
  3. Le bonheur (la mise en route, le moteur) que procurent l’écoute et l’observance de la parole de Dieu.

Sur le chemin (de vie), en route, en voyage (9,51), posée devant l’homme la question incontournable de la mort, la perspective est double : jugement ou grâce.

Sur le terrain, elle se dessine et se concrétise par l’attitude prise face à l’autre, l’accueil du pécheur, du pauvre et de l’infirme. L’enjeu est la vie, à travers le pardon et la guérison.

Le choix, tout en étant compliqué, est simple : le règne de Dieu ou le jugement par la loi et la perdition. Il s’appelle conversion.

Et c’est la parole qui divise et tranche (12,51-53).

Lors d’une méditation biblique articulé avec quelques éléments de la théologie de Dietrich Bonhoeffer

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