EERV – pasteur retraité, quelle place pour moi ?

Ce 25 janvier 2017, les ministres retraitéEs de l’EERV sont invitéEs par le responsable des ministères et les ressources humaines pour « échanger sur le rôle que les retraités peuvent ou souhaitent prendre à l’avenir », et cela dans le contexte actuel dans lequel se trouve notre Église, pénurie de ministres d’un côté, situation financière tendue de l’autre. Ainsi, le conseil synodal écrit dans le flash du mois de novembre 2016 :

« Malgré le déficit de ministres, la baisse des ressources financières nous empêche de pouvoir engager de ministres retraités pour pallier aux manques ministériels. »

Quelle est la vision que je défendrai lors de cette rencontre, attitude que je pratique déjà, position qui, évidemment, pourrait se modifier suite aux discussions ?

En tant que membre de cette Église je m’engage

  • d’abord comme simple paroissien dans la paroisse qui est la mienne
  • ensuite comme bénévole dans le cadre de diverses institutions socio-éducatives et médico-sociales
  • comme pasteur itinérant remplaçant des collègues bénévolement et ponctuellement quand ceux-ci sont absents, quelque forme que cette absence puisse prendre, camps, formations, rattrapage, vacances, maladie, etc.
  • comme pasteur sur une part d’un poste vacant, cette fois-ci rémunéré ; de ne pas être salarié, à mon avis, concurrencerait les collègues actifs et pèserait sur leur salaire ; de toute façon, ré-engager des retraités permet à l’Église de faire des économies considérables, ce qui en soi est déjà problématique.
  • Enfin, je serais aussi prêt à prendre une place plus régulière dans le plan des activités régionales, notamment pour des cultes et des catéchismes, sous condition qu’un tel engagement soit innovant et pensé
    • premièrement dans une vision du sacerdoce universel, donc impliquant aussi et surtout des laïcs,
    • deuxièmement dans une vision de projets et de réseaux, plus de territorialité traditionnelle.

Ainsi la situation critique dans laquelle l’EERV se trouve aujourd’hui pourrait déboucher sur un nouvel élan :

  • en responsabilisant davantage les laïcs
  • en revalorisant les retraités en vue de collaborations intergénérationnelles ; p.ex. ne serait-ce pas bénéfique pour les enfants et les jeunes de cheminer avec des intervenants de plusieurs générations, des personnes en lesquelles ils se reconnaissent, d’autres de la génération de leurs parents et de celle de leurs grands-parents ?
  • en apprenant enfin aux ministres de travailler en équipes (répartir les tâches et les activités n’est pas collaborer en équipe)
  • en suscitant des nouvelles formes de célébrer Dieu et de vivre l’Évangile en Église

L’année 2017, jubilé de la Réforme, me semble prometteuse.

Grâce soit rendu à Dieu !

Armin Kressmann 2017

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