Réconciliation, prière – Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2017

Demandes de prières ?

Nous voici Seigneur devant toi,

les uns avec les autres,

pour te prier ensemble,

te remettre chacun, chacune de nous,

les nôtres,

nos Églises et communautés,

ce monde tel qu’il est,

les hommes, les femmes et les enfants qui l’habitent,

en souffrent et s’en réjouissent,

pleurent et rient comme nous …

Nous te remettons les uns et les autres …

Que l’amour qui vient de toi porte chacun et chacune

et transforme divisions, injustices, haines

en paix, sérénité et confiance.

Accorde-nous de voir dans le visage d’autrui,

qu’il nous soit proche ou lointain,

le reflet de ton regard

de bienveillance et d’empathie.

Réconcilie-nous, s’il te plaît,

avec toi, notre Dieu,

les autres,

nous-mêmes

et notre vie …

Nous t’en prions …

Amen

Devant l’impuissance – Confession du péché et de la foi (prière ; avec des jeunes)

Je reconnais,

ici devant toi, Seigneur, notre Dieu,

devant mes collègues, les jeunes (et leurs familles),

je le reconnais devant les miens,

il y a des réalités dans ma vie qui me paralysent ;

il y a des moments où je ne sais plus agir et réagir,

où je panique et je ne sais plus quoi faire.

Parfois, je me sens impuissant,

devant certaines situations je le suis aussi,

démuni, je perds mes repères et mes moyens …

Quand les autres se moquent de moi,

quand je ne sais pas répondre aux exigences et aux attentes qu’on m’adresse,

quand la situation nous dépasse tous,

quand je vois du mal, mais, par peur ou paresse n’ose pas le dénoncer et le combattre,

quand je subis moi-même des injustices,

quand je n’ai plus la force pour tenir bon,

tout simplement quand je n’y arrive plus …

Alors, c’est là où j’ai besoin des autres, …

de ma famille,

de mes amis,

de toute personne qui est là, en ce moment …

Oui, Seigneur, j’ai besoin de toi,

. nous …. avons besoin de toi,

devant tout ce qui dans notre vie

et dans ce monde nous semble insurmontable …

Nous admettons devant toi et devant nos amis

que nous avons besoin les uns des autres

et que, tous et toutes, nous avons besoin de toi,

de l’amour qui vient de toi,

de ta force,

ta patience,

ta bienveillance,

de tout ce que nous voulons traduire en bienveillance et soucis

portés les uns à l’égard des autres,

tel que Jésus l’a fait.

Nous voulons dire à nos amis,

à nos frères et nos sœurs, à nos parents,

aux personnes qui nous entourent :

Oui, nous avons besoin de vous

et nous voulons aussi tout faire, pour que vous puissiez compter sur nous.

Nous voulons donner tout ce que nous pouvons donner.

Nous voulons nous porter les uns les autres,

être disciple de ce Jésus qui a donné sa vie pour autrui.

Et nous y arrivons aussi,

si toi, Seigneur, notre Dieu,

Père …

nous accordes

ton pardon, quand nous faisons du mal,

ta force, quand nous échouons,

ton courage, quand nous désespérons,

ta paix, quand nous paniquons.

Aides-nous !

Amen

La vie, Dieu, l’amour et la prière (Armin Kressmann)

Qui ne dit pas, en une situation ou en une autre : « mon Dieu », « salut » ou « adieu » ? A chaque fois, c’est une prière, une parole qu’on adresse à une instance qui nous dépasse. Pour celui ou celle qui veut respecter la dignité de l’autre, tel qu’il soit, c’est-à-dire la personnalité de tout être humain, cette instance ultime qui nous dépasse ne peut être qu’une personne. La foi chrétienne, avec d’autres religions, parle de « Dieu » ; et quand ce « Dieu » devient réalité, sensible, réalité, elle parle d’amour.

« Dieu est amour », dit la Bible. Cette équation, parce que c’est une équation, devrait donner à réfléchir, à tout un chacun, qu’il soit croyant ou non.

« Qui n’aime pas n’a pas découvert Dieu, puisque Dieu est amour. » (première lettre de Jean, chapitre 4, verset 8)

Le reste n’est que déclinaison de l’amour, de l’œuvre d’amour dans le monde et dans la vie avec toutes leurs contradictions et contestations de la force qu’offre l’amour.

Si nous lisions la bible de cette façon-là, croyants et non-croyants ?

Et si nous lisions notre relation à l’autre, quel qu’il soit, à travers la réalité de l’amour ?

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. C’est moi le Seigneur. » (livre du Lévitique, chapitre 19, verset 18)

Quand je n’y arrive pas je prie, et quand j’y arrive, ma vie est prière.

Et celui qui, selon la Bible, y est arrivé, s’appelle Jésus Christ.

Armin Kressmann 2015

L’Église de Bartimée (Marc 10,46-52)