Le message du Jeûne fédéral avec Matthieu 20,1-16

Pour vous, les derniers seront toujours les premiers …

Mais … Il n’y a plus de mais.

Quand vous êtes le dernier, pour les autres, vous êtes le premier.

Quand vous êtes le premier, sachez que vous êtes le dernier.

Si vous l’assumez et en tirez les conséquences en vous souciant et occupant du dernier, vous serez premier.

Suite à la prédication sur Matthieu, chapitre 20, versets 1 à 16

Commentaire

Et le message du Conseil d’État vaudois

Spiritualité : du mal, de la mort, de la vie, du sens, de l’humain et de Dieu

Article repris du site ethikos.ch

Le mal est …

… abuser (« mauvais usage ») d’autrui pour ses propres fins

… ne pas reconnaître un même en l’autre

… et un autre dans le même

… ne pas reconnaître le mal où il est l’œuvre

… se taire quand il faudrait parler

… et parler quand il faudrait se taire

… ne pas reconnaître le mal en soi

… ni le bien en soi

… ne pas faire ce qu’on devrait et qu’on pourrait faire

… confondre ce qui est avec ce qui devrait être

… ne pas reconnaître son impuissance quand on sait plus quoi et comment faire

… ne pas reconnaître sa propre culpabilité (« coulpe »)

… ne pas reconnaître qu’on ne peut pas vivre sans se rendre coupable

Quand l’autre est tout-autre, on parle de péché.

Le mal est …

… instrumentaliser le mal pour ses propres fins, personnelles, politiques, religieuses

… instrumentaliser la culpabilité (« la couple ») pour d’autres fins, personnelles, politiques, religieuses

sacrifier des humains pour des principes

… quand il n’y a pas d’image , ni de ressemblance

Le péché et la question du sens

Où est le sens du mal ?

Dans le mal ? Comme non-sens ou absence de sens ?

Le mal comme absence de sens, même pas de non-sens ?

Le gouffre qui absorbe tout ce qui est et fait sens ?

Le bien, serait-ce donc sens ? Ce qui a et fait sens ?

Quand sens il y a, aurait-il du bien ?

Sens ultime égal Dieu ?

Donc adoration comme quête de sens ?

Alors adoration sens quête de sens mensonge ? Voire mal parce qu’absence de sens ?

Sens ultime égal personne !

Donc autrui et soi-même personne, faisant sens, toujours.

Dieu personne !

Quel nom ?

Un nom qui indique Dieu.

Le Christ, producteur de sens ; humain, pleinement : Jésus Christ. Sens lui-même, personne, pleinement, ultime, Dieu.

Et le renvoi au Père, toujours, renvoi au sens : transcendance.

D’où vient sens et vers qui tend sens : orientation.

Le sens de la bible n’est pas dans la bible,

le sens de la parole n’est pas dans la parole,

« ‘au commencement est la parole’ est au commencement » est ce qui fait sens, renvoie à ce qui est sensé : personne.

Personne ultime : Dieu.

L’amour est sensé,

la vie l’est, Dieu l’est,

tout être vivant l’est.

D’où « Dieu est amour » et « Je suis la vie ».

Que disons-nous quand nous disons « Dieu avec nous » ?

Le bien : quand l’autre fait sens ?

Chercher le bien : chercher du sens en l’autre ?

Toujours cette transcendance.

Prière quand l’autre est tout-autre.

Dieu : sens pour moi, sens pour nous, nous t’en prions.

Dieu fait sens quand Dieu fait sens.

Dieu-sens dans l’absence de sens.

Affirmer Dieu est refuser absence de sens.

Sens est esprit, sens ultime dans l’absence de sens est Esprit.

La croix est corps-sens dans l’absence de sens.

Résurrection est affirmation de sens dans l’absence de sens.

Mort est absence de sens. Mort est mal.

Absence de sens est mort.

Relation qui n’a pas et ne produit pas de sens est relation morte.

Mourir est perdre de sens, mort sens perdu, vie éternelle garder du sens, garder le sens, devant la mort, dans la mort.

Notre temps, est-il « unsinnig » ou « sinnlos » ? Ni l’un, ni l’autre.

Où est-il donc le sens ?

Dans la relation ?

Qu’est-ce relation ?

Lieu de production de sens.

Sans sens pas de relation.

Spiritualité, religion, art et éthique

Dans tout ce qui est évoqué quand nous parlons de spiritualité, quelle est la part spécifiquement et proprement spirituelle ?

Sens, transcendance, identité, valeurs, appartenance, reconnaissance, rites …

Esprit. Respire !

Ce qui transcende et donne sens, ou orientation : d’où et vers quoi, pourquoi et pour quoi ?

Ce qui relie, relation, à soi-même et à autrui : l’entre-deux, l’esprit ou le tiers dans la relation (le « père »).

Identité, comme réalisation de soi-même, valeurs, appartenance, reconnaissance, elles sont entre deux, entre le spirituel et le psychosocial, selon la vision qu’on a et qu’on défend. Nous nous approchons de la science.

Religion, comme cadre et espace de sens, « grammaire », comme l’art, autrement, et l’éthique.

Spiritualité : art, religion et éthique

Religion : foi en une transcendance ultime, source de sens et vers quoi ou qui tout sens tend, ainsi que spiritualité instituée, contenue, régulée, formalisée, mais parfois aussi enfermée, voire trahie ; se pointe le mal.

Dieu reste abscons.

Cependant, quand le tout autre n’est pas reconnu, peut-on reconnaître l’altérité de l’autre ? Et l’individualité et l’unicité de soi-même ? Dans la ressemblance au même ?

Psychologie et spiritualité

La réalisation de soi et la réalisation de l’autre.

Et la réalisation de soi-même par soi-même et par l’autre.

Sans instrumentalisation de l’autre.

La psychologie a comme objet (ou sujet, selon) : la vie saine et son expression dans le monde, comment celui-ci est reçu, approprié, vécu. Le regard est porté sur le moi dans le monde, le moi affecté, agissant et réagissant à mon monde.

Pour la spiritualité le regard est porté sur « mon monde » et comment je le conçois et je le vis, le monde et les autres qui constituent mon monde :

Qu’est-ce qui me transcende et quel est le rapport que j’entretiens à ce qui me transcende ? Y a-t-il une limite et y a-t-il quelque chose ou quelqu’un de l’autre côté ? Si oui, quel est mon rapport avec lui ?

Quel est le sens, de ma vie, de ce que je suis, de ce que je fais ? D’où vient-il ? Vers quoi m’oriente-t-il ?

Mon identité ? Qui suis-je ? Quel est mon nom ? Quelle est la part du monde que je me fais mienne et qui me constitue ? Et qu’est-ce qui me transcende, de ce monde, hors monde ? Quel jeu jouer entre mêmeté, – ressemblance et identité -, et différence et altérité ? Quel rapport entre rôles et personne, et qui le détermine ?

Et quand orientation il y a, quels sont les repères ? Mes maximes, mes principes et mes valeurs ?

A quoi j’appartiens, à qui j’appartiens, à qui je me soumets, je m’assujettis pour devenir et être sujet ?

Et finalement, dans quelle mesure la part du monde dans laquelle je me reconnais me reconnaît, comme étant une part d’elle-même ? La question de la reconnaissance, du dû et de la grâce.

Armin Kressmann 2014

 

Visites des classes avril 2014 – Pâques, les religions monothéistes, éthique

Voici un plan de visites de classes (4P et 6P Harmos ; écoles vaudoises) en vue de Pâques :

Actions Moyens Contenus Intentions
Se présenter mutuellement Dialogue, noter au tableau Définir la relation, établir un lien
Pâques pour vous ? Partage, noter au tableau Rassembler les visions et les questions, sentir les besoins
Présenter, observer, réfléchir ensemble Un bouquet de fleurs  Pâques, le printemps et la nature L’universalité de la fête, le lien avec la nature, la vie et sa fragilité ; la base commune à tous
Les lapins et les œufs Renouveau, la vie Faire le lien avec la vie des enfants
Qui connaît ce livre ? La bible Raconter : les témoins d’autrefois Entrer dans la dimension historique ; le récit, la narration
De qui parle-t-il ? Partage, faire raconter et raconter Abraham … les religions monothéistesMoïse … les religions du livre et la PâqueJésus … le christianisme et Pâques Des histoires de vie et ce qui nous est communLa question de la libertéLa question de la vie et de la mort
Écrire, poser, témoigner, s’exposer – ex-ister, donc se différencier et devenir quelqu’un à l’intérieur d’un univers commun La Thora (bible hébraïque), le Nouveau Testament grec, la Bible et le Coran Écrire : le livre, l’écrit, le témoignage Différencier, décliner … les religions comme grammaires d’un « langage » (de la vie) universel commun (l’amour) ; universalité et particularité
Pâques, au-delà des lapins et des œufs, raconter … La croix La semaine sainte et Pâques La finitude de la vie, sa vulnérabilité, la mort, l’espoir, la valeur de la vie
… et la question de Dieu Dessin :Abraham et Moïse … le judaïsmeAbraham, Moïse et Jésus … le christianisme

Abraham, Moïse, Jésus et Mahomet … l’Islam

Il y en a qui disent qu’il y a quelqu’un qui nous déclare précieux et qui nous traite en conséquence, au-delà de tout ce que nous vivons ; on les appelle « croyants » La dignité humaine et les valeurs du vivre ensemble ; éthique et/ou morale
Et c’est bon ainsi … A chacun/e un chocolat Un bouquet d’enfants « Tu es précieux/euse … » ; « l’œcuménisme interreligieux »
Selon les niveaux, les attentes et les circonstances davantage développer l’un ou l’autre des aspects

Armin Kressmann 2014

École vaudoise – Visites des classes par un ecclésiastique

L’école vaudoise et les Églises

Dans le canton de Vaud (Suisse), c’est aux Églises reconnues par l’État comme institutions publiques que le mandat de visiter les classes a été remis. Ce sont des ecclésiastiques attitrés qui sont censés l’assumer (Anne-Catherine Lyon, conseillère d’Etat ; « Interventions des collaborateurs et collaboratrices des Eglises reconnues comme institutions publiques dans l’école obligatoire » ; Lausanne 2008). Comme les enseignants, ces intervenants sont tenus à respecter une certaine neutralité et à intervenir par subsidiarité, c’est-à-dire au nom des deux Églises et dans un esprit œcuménique. Dans ce sens, il ne s’agit pas de confronter les différentes religions au niveau de la foi, mais, respectant la laïcité de l’école, de contribuer au travail que les enseignants font, la transmission de connaissances et de valeurs dans une vision universelle ; même s’il faut reconnaître que la séparation des sphères n’est pas toujours évidente (cf. quelques postulats : « Le savoir et le sens des visites des classes dans les écoles vaudoises »).

Armin Kressmann 2014

 

Vade Mecum et déontologie pastorale (EERV Église évangélique réformée du canton de Vaud)

Vade mecumVoici le vade mecum de Wilfred Monod

… voici donc sa déontologie, ce qu’il dit sur le devoir professionnel du pasteur.

… Nous sommes dans sa succession apostolique …

Voici ce qui m’accompagne tous les jours, et partout …

la semaine, le dimanche, avec la bible évidemment,

mon vade mecum

un Moleskine

où je note ce que je reçois, ce qui m’advient,

ce que je comprends, et ce que je ne comprends pas,

ce que je dois faire,

ce qui me passe par le tête, et ce qui me guide,

mes devoirs … donc ma déontologie

Je la partage, avec qui le veut,

en sélectionnant ce qui me semble valable pour être partagé,

sur mes différents sites Internet … ici, ou sur ethikos.ch, Facebook et ailleurs encore

(voilà donc une longueur d’avance que nous avons sur Wilfred Monod,

mais, quand je vois tout ce qui passe sur « Facebook » par exemple,

je doute que nous en profitions vraiment).

Maintenant, qui dit ce que je dois faire, qui le définit,

qui dit comment je dois faire ce que j’ai à faire,

comme pasteur évangélique réformée ?

Qui définit notre déontologie, l’art de notre métier ?

Ni moi, … ni eux … (le conseil synodal, le synode, l’Église, etc.) …

mais, c’est à nous (je suis en colloque ministériel quand je prononce ces paroles) de le faire, ensemble …

Le juste lieu, le lieu adéquat pour définir nos devoirs, professionnels,

est l’Association des pasteurs et des diacres de notre Église, l’APD

… c’est nous, c’est le corps …. …

… voici la première difficulté … pasteurEs et diacres, quel corps ?

Ma profession est pasteur,

ma fonction est ministre de l’Église évangélique réformée du canton de Vaud,

plus spécifiquement, actuellement en paroisse, au SOL, d’où ma présence ici,

jusqu’à l’année passée en aumônerie spécialisée

C’est au corps professionnel que revient la tâche de définir sa déontologie,

non pas au ministres,

mais aux pasteurEs d’un côté, aux diacres de l’autre …

Et je pense qu’un certain nombre des difficultés que nous avons concernant le dossier de la « Théologie des ministères » vient du fait

que nous n’avons, jusqu’à présent, pas de déontologie professionnelle,

les pasteurEs d’un côté, les diacres de l’autre …

Conséquence est, – et c’est toujours comme ça quand un corps professionnel ne fait pas ses devoirs -, que c’est l’institution, l’employeur, qui définit ce que nous devons faire.

Mais l’institution n’a rien à dire sur notre profession,

seulement sur la fonction, donc le ministère …

L’hôpital engage des médecins, leur demande de soigner

et de guérir, là où c’est possible,

mais ne dit pas quand et comment il faut opérer …

C’est l’Académie des Sciences médicales qui définit cela …

Où est notre Académie, où est-elle,

en ce moment où la faculté et l’Université prennent congé de l’Église ?

J’ai interpellé l’APD, son comité, son assemblée,

qui ne se sont actuellement pas vus en mesure de faire, concernant ce dossier,

de faire … leurs devoirs,

mais ils m’ont invités à me lancer

et ont considéré le résultat, que je leur ai soumis,

comme « très intéressant » …

Alors, en tant que professionnel,

je fais mes devoirs …

… et je vous les soumets …

… et … je dois vous avouer, que je me fiche un peu …

que vous les trouviez intéressants, ou pas intéressants,

parce que j’ai Wilfred Monod

… et mon Molskine … et ma bible … évidemment …

Armin Kressmann 2014