L’Église de Bartimée (Marc 10,46-52)

Luc 2,22-40 Salut, présence, reconnaissance, réconfort et paix

Luc 2,22-40 Salut, présence, reconnaissance, réconfort et paix ; pistes exégétiques et homilétiques (commentaire)

Le salut – consolation et réconfort – passe par l’enfant, clé de la libération du peuple tout entier ; l’enfant est le médiateur ou le pivot de la présence réelle de nous devant Dieu et de Dieu parmi et en nous. Il est « consacré au Seigneur », lui-même « Christ du Seigneur », l’oint, digne et saint. C’est le tournant existentiel au sein de l’alliance de Dieu même que nous appelons passage de l’ancienne et la nouvelle alliance. La première se fonde sur un pacte, une « institution », la loi, la seconde, qui est fondamentalement la même, sur la personnalité (la sainteté ou la dignité) de toute personne (ou l’amour), reçue et reconnue comme telle par Dieu en personne. Cela révélé par l’Esprit Saint, donc Dieu lui-même, une fois accueilli par Syméon dans un mouvement empathique, – « il le prit dans ses bras » -, il peut partir en paix … mourir et ressusciter lui-même. Il n’a plus besoin « d’être quelqu’un » devant Dieu, il a enfin compris d’être personne.

Matthieu 5,3-12

Matthieu 5,3-12 Les « Béatitudes » – Préliminaires : « Non, le malheureux n’est pas heureux ! »

Déclarer ou désigner ces personnes heureuses ou bienheureuses ne peut qu’être invitation, mise en marche, motivation pour aller ailleurs, sortir, renaître

vers un réalité autre, celle qu’on appelle règne ou royaume de Dieu,

promesse qui devient projet.

Il y a projet pour vous,

projet de vie qui n’attend que de se réaliser,

de s’inscrire dans l’histoire du salut,

votre histoire et celle de ce que nous appelons Église ;

davantage, quand il y a inscription dans une histoire collective,

et seulement en ce moment-là,

il y a cette réalité que nous appelons Église.

Matthieu 4,12-23 – « Quand le père, en son fils, suit son fils – Il délaisse sa patrie, la cathédrale » (commentaire)

Matthieu 4,12-23, le texte (TOB)

Matthieu 4,12-23 – « Quand le père, en son fils, suit son fils – Il délaisse sa patrie, la cathédrale » ; notes exégétiques et pistes homilétiques (commentaire)

« Aux confins de … » (P. Bonnard), « aux frontières » (A. Chouraqui), donc l’entre-deux, ce qui nous renvoie aujourd’hui au contexte interreligieux qui est notamment celui du Sud-Ouest lausannois, avec la différence, suite à l’universalisme du message de Jésus (« toute maladies et toute infirmité » du v. 23, « les foules » v. 23-25, puis le sermon sur la montagne qui suit), que ce qui à l’époque pouvait être compris comme polémique est maintenant interpellation, au-delà du « simple » œcuménisme. Aussi, comme à l’époque, le contexte n’est pas seulement religieux, mais, que ça plaise ou non, aussi politique.

Jésus « quitte, abandonne Nazareth » (« zurücklassen, verlassen »), il laisse, « il abandonne sa patrie » (TOB) et se retire dans un contexte interreligieux pour y accomplir le début de son ministère.