Au fil de la vie – Pierrot découvre les fêtes chrétiennes

Un livre pour lire en famille et pour parler de sa propre histoire de vie

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Déontologie pastorale

Armin Kressmann sur l’Internet (ethikos, lepasteur, facebook, twitter)

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Plan du site ethikos.ch ; table des matières sur le DokuWiki Armin Kressmann – wiki.ethikos.ch

kressmann.chSi artiste est un métier, je ne suis pas artiste ; si c’est une attitude de vie, nous le sommes tous

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Les fêtes chrétiennes

Pâques

Le baptême

La catéchèse

Service funèbre

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L’école vaudoise et les Églises :

Leonhard Ragaz

Vade Mecum et déontologie pastorale (EERV Église évangélique réformée du canton de Vaud)

Adieu Lavigny ! « Des personnes enrichissantes »

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Documentation (wiki.ethikos.ch – DokuWikis)

L’école vaudoise et les Églises

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Sur les traces de Dietrich Bonhoeffer

« Le message du règne de Dieu » (Leonhard Ragaz)

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Ma déontologie pastorale

Exégèses et prédications

Sites Internet

Matthieu 5,3-12 (Mt 5,3-12) – « En marche », les béatitudes, pour que les hommes et les choses changent (commentaire, pistes exégétiques et homilétiques)

(avec la TOB (Traduction œcuménique de la Bible) ; André Chouraqui ; Matyah, Evangile selon Matthieu ; JClattès, 1992 ; Pierre Bonnard, L’Évangile selon Saint Matthieu, Labor et Fides, Genève 1982)

Les béatitudes !? (Mt 5,3-12)

« Heureux … », dit la TOB (Traduction oecuménique de la Bible), « selig » en allemand, et avec elle les bibles que je connaisse1, toutes (?), sauf une, la traduction d’André Chouraqui :

« En marche … », dit-il, là où les autres parlent de bonheur.

La divergence ne pourrait pas être plus grande.

Non, ceux et celles qui souffrent, les malheureux, ne sont pas heureux, et ils ne le sont pas non plus pour Jésus. Parler de bonheur là où il y a malheur est méconnaître l’Évangile, la parole de Jésus, et je ne peux y voir qu’une tentative de calmer les esprits des personnes concernées, afin qu’elles ne prennent pas au sérieux ce qui est dit et le traduisent en une action qui bouleverserait l’ordre établi.

Reprenons, avec A. Chouraqui (p. 95s ; mise en évidence par AK) :

« Le premier mot du Sermon sur la montagne constitue le principal écueil à la compréhensions du message de Iéshoua`. Makarioï (« bienheureux »), selon le texte grec, oriente tous les traducteurs sur la piste erronée de béatitudes supposées acquises d’entrée de jeu, alors qu’elles ne seront réalisées en plénitude que dans le royaume d’Adonaï. ‘Heureux, bienheureux’, répètent tous les traducteurs de toutes les langues et dialectes de tous les siècles, exemple typique d’une interprétation plaquant sur un mot supposé connu un sens différent de celui qu’il avait originellement. Car Ieshoua` ne dit pas makarioï, il pronoce le mot hébreux ashréi, prmier mot des psaumes 1 et 119. … les traducteurs grecs de la Bible hébraïque lisaient … automatiquement makarioï là où le texte hébreux dit ashréi. Ils étaient ce faisant fidèles à leurs tendances apologétiques et syncrétistes : la philosophie grecque, pensaient-ils, n’est pas la seule à pouvoir proposer à l’homme l’idéal hédoniste du bonheur.

Ashréi … (au pluriel) a pour racine ashar, qui n’évoque pas une vague bonheur d’essence hédoniste, mais implique une rectitude (yashar) de l’homme en marche sur la route sans obstacle qui mène vers Adonaï, et ici le royaume d’Adonaï. Tous les dictionnaires étymologiques de l’hébreu biblique attestent pour premier sens à la racine ashar celui de marcher. Être heureux étant un sens secondaire tardif. La béatitude ne se situe pas au début de la phrase mais à son terme, le royaume d’Adonaï, même si celui-ci inonde de sa lumière par anticipation tous ceux dont le visage est tendu vers lui. Le sens fondamental de ashar est ‘marcher’ (Pr 4,14), ‘conduire sur une voie droite’ (Pr 23,19). En langage poétique, ashur est le pied de l’homme. »

Je reprends avec le Dictionnaie hébreu-français de Sander & Trenel :

ashar marcher, se guider

Pi. 1. guider (dans le droit chemin) (v. iashar … être droit, rendre droit, être calme ; Pi. 1. faire, rendre droit, 2. trouver droit, juste), diriger, conduire, marcher

2. estimer heureux

avec une autre vocalisation :

1. pronom rel. sing. et plur. Qui, que ; lesqules, lesquelles ; celui qui

2. conj. Et adv. Que, afin que, parce que, si, et, où, lorsque, oui, certes

où, là où, parce que

encore avec autre vocalisation : bonheur

L’homme moderne parlerait peut-être d’autonomie, dans le sens kantien du terme, d’une autonomie théonomique, donc d’une autonomie qui se donne comme nomos la volonté de Dieu.

Qu’en est-il avec la joie et la jubilation du verset 12 (Mt 5,12) ?

Chouraqui dit (p. 102s) :

« La mise en marche des adeptes de Iéshoua`a un but, le royaume d’Adonaï, et un moteur, la jubilation, l’exaltation qui naissent des certitudes de la foi, en parfaite adhérence. L’amour (chairete, AK) est ici source vive, glaive ; il permet le don libérateur et sans retour à l’unique roi des rois qui arrache l’homme à toute servitude terrestre pour le situer, dans les ciels, à l’égal des prophètes, toujours poursuivis et persécutés pour leur volonté de répandre dans le monde la lumière, la justice et la paix. C’est à la fin du discours que Iéshoua`mentionne la jubilation, l’exaltation en Adonaï et comme de goûter déjà sur terre la promesse des ciels. Pour y parvenir il appelle non pas au bonheur, au maccarisme déjà acquis, mais au réveil et à l’effort d’une nécessaire ‘mise en marche’. D’où le rappel des combats livrés contre les oppresseurs par les prophètes : c’est leur exemple qu’il faut suivre, quel qu’en soit le prix. »

Puis, par rapport au verset 13 (Mt 5,13), « vous êtes le sel de la terre », Chouraqui poursuit :

« Dès ses premières paroles, Iéshoua` appelle à une transmutation radicale du réel … appel à une conversion radicale … Il s’en prend à la folie du peuple d’Adonaï, ‘le sel de la terre’. Le symbole est clair, le sel est un feu arraché aux eaux de la mer, à la fois quintessence et opposition. Restitué à l’eau, il manifeste aussi la résorption du moi dans le Soi universel … » (p. 103)

Jésus parle donc de l’identité, ce qui devient encore plus évident quand on remonte au champ sémantique élargi d’ashar, avec ce que nous avons déjà dit sur « qui, que, parce que, afin que … » :

esh « le feu »

rosh l’anagramme, « tête ; chose principale, principe, commencement »

Pierre Bonnard, par rapport au béatitudes, en parlant des macarismes chez Matthieu et chez Luc, en rejoignant à sa manière Chouraqui me semble-t-il, résume (p. 55s) :

« Relevons les quatre orientations fondamentales … :

1. Sans exception, ils décrivent un bonheur ayant sa source dans la présence et l’activité de Jésus ; ce sont des béatitudes christocentriques

2. Ce bonheur est eschatologique, mais non apocalyptique, … un bonheur déjà présent, encore secret mais promis à un éclatement définitif dans le Royaume à venir …

3. Ce bonheur n’est ni une donnée sensible de l’expérience, ni une douce résignation au lot départi à chaque mortel ; il est à la fois déclaré, promis et communiqué par le Christ à ceux qui l’écoutent avec foi malgré la dure réalités de leurs malheurs présents ; c’est un bonheur paradoxal

4. Ce bonheur a un caractère cosmique ; c’est ce qui se passe dans le monde, ce que les yeux voient et que les oreilles entendent, et non seulement ce que les coeurs ou les esprits ressentent, qui réjouit les disciples de Jésus. Ce n’est pas la création comme telle …, mais la création restaurée par le Christ, qui fait le bonheur du croyant. »

Si différence il y a, tout dépend de la manifestation de ce bonheur, qui, pour moi, ne peut se réaliser qu’à travers la marche, donc une dynamique de changement (« conversion »), un mouvement qui change le réel du malheur et le transforme en bonheur.

Qu’on le veuille ou non, les béatitude n’invite ni à la résignation, ni à la résiliation, mais à une « ré-volution » : les choses doivent changer … et les Églises avec elles …

Armin Kressmann 2017

1« Freuen dürfen sich alle … », Die Bibel in heutigem Deutsch, va dans le même sens, l’enforce même en poussant encore davantage vers la joie à laquelle sont invités les pauvres, ceux et celles qui pleurent, qui ont faim, qu’on insulte, qui souffrent et tous ceux et celles qui s’en occupent et préoccupent.

EERV – pasteur retraité, quelle place pour moi ?

Ce 25 janvier 2017, les ministres retraitéEs de l’EERV sont invitéEs par le responsable des ministères et les ressources humaines pour « échanger sur le rôle que les retraités peuvent ou souhaitent prendre à l’avenir », et cela dans le contexte actuel dans lequel se trouve notre Église, pénurie de ministres d’un côté, situation financière tendue de l’autre. Ainsi, le conseil synodal écrit dans le flash du mois de novembre 2016 :

« Malgré le déficit de ministres, la baisse des ressources financières nous empêche de pouvoir engager de ministres retraités pour pallier aux manques ministériels. »

Quelle est la vision que je défendrai lors de cette rencontre, attitude que je pratique déjà, position qui, évidemment, pourrait se modifier suite aux discussions ?

En tant que membre de cette Église je m’engage

  • d’abord comme simple paroissien dans la paroisse qui est la mienne
  • ensuite comme bénévole dans le cadre de diverses institutions socio-éducatives et médico-sociales
  • comme pasteur itinérant remplaçant des collègues bénévolement et ponctuellement quand ceux-ci sont absents, quelque forme que cette absence puisse prendre, camps, formations, rattrapage, vacances, maladie, etc.
  • comme pasteur sur une part d’un poste vacant, cette fois-ci rémunéré ; de ne pas être salarié, à mon avis, concurrencerait les collègues actifs et pèserait sur leur salaire ; de toute façon, ré-engager des retraités permet à l’Église de faire des économies considérables, ce qui en soi est déjà problématique.
  • Enfin, je serais aussi prêt à prendre une place plus régulière dans le plan des activités régionales, notamment pour des cultes et des catéchismes, sous condition qu’un tel engagement soit innovant et pensé
    • premièrement dans une vision du sacerdoce universel, donc impliquant aussi et surtout des laïcs,
    • deuxièmement dans une vision de projets et de réseaux, plus de territorialité traditionnelle.

Ainsi la situation critique dans laquelle l’EERV se trouve aujourd’hui pourrait déboucher sur un nouvel élan :

  • en responsabilisant davantage les laïcs
  • en revalorisant les retraités en vue de collaborations intergénérationnelles ; p.ex. ne serait-ce pas bénéfique pour les enfants et les jeunes de cheminer avec des intervenants de plusieurs générations, des personnes en lesquelles ils se reconnaissent, d’autres de la génération de leurs parents et de celle de leurs grands-parents ?
  • en apprenant enfin aux ministres de travailler en équipes (répartir les tâches et les activités n’est pas collaborer en équipe)
  • en suscitant des nouvelles formes de célébrer Dieu et de vivre l’Évangile en Église

L’année 2017, jubilé de la Réforme, me semble prometteuse.

Grâce soit rendu à Dieu !

Armin Kressmann 2017

Réconciliation, prière – Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2017

Demandes de prières ?

Nous voici Seigneur devant toi,

les uns avec les autres,

pour te prier ensemble,

te remettre chacun, chacune de nous,

les nôtres,

nos Églises et communautés,

ce monde tel qu’il est,

les hommes, les femmes et les enfants qui l’habitent,

en souffrent et s’en réjouissent,

pleurent et rient comme nous …

Nous te remettons les uns et les autres …

Que l’amour qui vient de toi porte chacun et chacune

et transforme divisions, injustices, haines

en paix, sérénité et confiance.

Accorde-nous de voir dans le visage d’autrui,

qu’il nous soit proche ou lointain,

le reflet de ton regard

de bienveillance et d’empathie.

Réconcilie-nous, s’il te plaît,

avec toi, notre Dieu,

les autres,

nous-mêmes

et notre vie …

Nous t’en prions …

Amen

EERV Retraités (Église évangélique réformée du canton de Vaud) – Rendez-vous sur Facebook

La situation ministérielle de l’Église évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) est telle que les retraités, pasteurs et diacres, seront davantage sollicités.

La page Facebook « EERV Retraités » offre désormais une plate-fome d’échange, pour tout le monde, autant les retraités eux-mêmes que les ministres « actifs » et les laïcs engagés :

« EERV Retraités » sur Facebook

Prenez-y la parole si vous avez quelques chose à partager !

Devant l’impuissance – Confession du péché et de la foi (prière ; avec des jeunes)

Je reconnais,

ici devant toi, Seigneur, notre Dieu,

devant mes collègues, les jeunes (et leurs familles),

je le reconnais devant les miens,

il y a des réalités dans ma vie qui me paralysent ;

il y a des moments où je ne sais plus agir et réagir,

où je panique et je ne sais plus quoi faire.

Parfois, je me sens impuissant,

devant certaines situations je le suis aussi,

démuni, je perds mes repères et mes moyens …

Quand les autres se moquent de moi,

quand je ne sais pas répondre aux exigences et aux attentes qu’on m’adresse,

quand la situation nous dépasse tous,

quand je vois du mal, mais, par peur ou paresse n’ose pas le dénoncer et le combattre,

quand je subis moi-même des injustices,

quand je n’ai plus la force pour tenir bon,

tout simplement quand je n’y arrive plus …

Alors, c’est là où j’ai besoin des autres, …

de ma famille,

de mes amis,

de toute personne qui est là, en ce moment …

Oui, Seigneur, j’ai besoin de toi,

. nous …. avons besoin de toi,

devant tout ce qui dans notre vie

et dans ce monde nous semble insurmontable …

Nous admettons devant toi et devant nos amis

que nous avons besoin les uns des autres

et que, tous et toutes, nous avons besoin de toi,

de l’amour qui vient de toi,

de ta force,

ta patience,

ta bienveillance,

de tout ce que nous voulons traduire en bienveillance et soucis

portés les uns à l’égard des autres,

tel que Jésus l’a fait.

Nous voulons dire à nos amis,

à nos frères et nos sœurs, à nos parents,

aux personnes qui nous entourent :

Oui, nous avons besoin de vous

et nous voulons aussi tout faire, pour que vous puissiez compter sur nous.

Nous voulons donner tout ce que nous pouvons donner.

Nous voulons nous porter les uns les autres,

être disciple de ce Jésus qui a donné sa vie pour autrui.

Et nous y arrivons aussi,

si toi, Seigneur, notre Dieu,

Père …

nous accordes

ton pardon, quand nous faisons du mal,

ta force, quand nous échouons,

ton courage, quand nous désespérons,

ta paix, quand nous paniquons.

Aides-nous !

Amen